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Qui sommes nous?

Le collectif et ses entours...








 




 

 
Nouche Jouglet Marcus - Comédienne 
Elle a suivi des formations avec Anatoli Vassiliev, Patrick Haggiag, Joel Pommerat, Alain Gintzburger, Philippe Goyard, Alain Recoing, Pascale Nandillon…
Comédienne depuis 1989 sous la direction de Bruno Boussagol, Bruno Castan, Pierre Olivier-scotto, Patrick Haggiag , Pascale Spengler, Jean Vincent Lombard, Dominique Dolmieu, Mustapha Aouar, Estelle Charles, Pascale Nandillon, Nadege Prugnard, sur des textes tant contemporains que classiques
En 1996 elle crée La boite à chuchotements, tête-à-tête pour un spectateur.  Par ailleurs elle enregistre régulièrement pour France culture. En 2007 elle participe à la création du Collectif  Permaloso comme comédienne.








 



Jean- Benoit l'Heritier - Comédien, plasticien 
Formé aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, il poursuit durant une dizaine d'années un travail de plasticien puis se tourne vers le théâtre. Il est depuis quinze ans comédien mais aussi souvent scénographe pour de nombreuses compagnies: les Foirades, l'atelier Hors-Champs, Brut de Béton production... En 2007, il participe à la création du Collectif Permaloso comme comédien et plasticien













 

Samuel Jouglet-marcus - Vidéaste 

Depuis 1993, photographe indépendant, il fait de nombreuses photos pour l'édition, l'architecture, la haute-couture. Mais depuis 10 ans il collabore surtout avec des artistes (Raphael Boccanfuso, Phillipe Caurent, Anne Brégeaut, Phillipe Cazal …), des centres d'art (CNEAI, CPIF, DRAC) et des Galeries (galerie 108, Patricia Dorfmann)
Il est régisseur-lumière pour la compagnie Brut de béton et régisseur-son en 2012 pour la compagnie La Banquette en skaï. En 2007, il participe à la naissance du Collectif Permaloso dont il partage depuis toutes les créations, comme vidéaste, régisseur-vidéo, son et lumière.





 






Barnabé Perrotey - Comédien
Fonde en 1989 la Cie « Valsez Cassis » avec François Wastiaux, Agnés Sourdillon et Yves Pagés. Comédien principalement dans le théâtre public, a joué dans plus de 50 pièces depuis 1989, avec Alexis Forestier, Patrick Haggiag, Dominique Dolmieu,  Alain Gintzburger, Armel Veilhan, Nathalie Epron, Jean Marc Eder, Louis Guy Paquette, Michel Froehly, Françoise Lepoix, Clyde Chabot, Bruno Sachel, Bruno Boussagol, …des auteurs, principalement contemporains.

Il a été chargé de cours d’ UV pratique en DEUG Cinéma à Paris VIII Saint-Denis. Il a animé depuis 15 ans de nombreux stages , principalement en collège, à Paris et en région. Il rejoint le Collectif Permaloso en 2010 sur le spectacle L'oeil de rien.







 

 

Sandro Mariotti - Musicien
Après avoir été professeur de saxophone à l'école de Jazz de Lausanne il effectue plusieurs voyage en Inde et est initié à la musique indienne et aux tablas. Il participe à de nombreuses formations de tout styles et collabore musicalement à des documentaires. 

Depuis 1994, il  travaille comme musicien et compositeur dans de nombreuses créations théâtrales . C'est sous son impulsion qu'en 2007 est crée le Collectif Permaloso dont il est le principal musicien.












 


Pierre Bernert - Musicien
Débute la musique par l'apprentissage du violon puis, attiré par la musique rock, la guitare devient son instrument de prédilection. Il fonde une formation ouverte, “Espace prothèse” qui fait intervenir  des performeurs, comédiens, plasticiens, danseurs… Toujours attiré par les musiques bruitistes, rock et actuelles, il  rejoint le collectif “Cassanova-Frankenstein”. Trois tournées  aux Etats-Unis et en France

Il  travaille comme musicien, sonorisateur mais également marionnettiste pour l’institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières, et avec Jean-Louis Heckel (La Nef), Alain Gautré, Pierre Tual, Yoann Pencolé, Philippe Payrau (Cie Anamorphose), la Cie l'Hiver nu, la cie les yeux creux (Antonin Lebrun). Il rejoint le Collectif Permaloso en 2008.



 








Préambule : Août 2007



Et les entours au long cours :

Nous ont accompagnés et soutenus :

Alex Banfic, clavier / David Mussay, guitare / Amrat Hussein, tabla / Thierry Alix, machines / Brigitte Goffard, comédienne / Hélène Péricard, scénographe / Flore Taguiev, comédienne / Aurélien Biard, machines / Frédérique Duchêne, comédienne / Jean-Claude Amara, AC! / Jean-Claude Vitran, LDH / Jean-Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés / Alexandre Moreau, LDH / Jean-Pierre Chrétien-Goni, Le vent se lève! / Nicolas Roméas, Cassandre / Valérie de Saint-Do, Cassandre / Nadège Prugnard, Magma performing Théâtre / Henri Bokilo, Adada 60 / Bruno Boussagol, Brut de béton production,      

Saint-amant Roche Savine, Les zones libres, Le vent se lève, Cassandre, Studio Campus, La maison d'Europe et d'Orient, Le Frap, Adada 60, L'avant-rue, Paroles enragées, L'éducation populaire, La ligue de l'enseignement, Radio libertaire
 



Argencratie, corporated cloportes©


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ARGENCRATIE / Note d’intention


Le capitalisme est un système en crise permanente. 
Anselm Jappe


La crise financière, leitmotiv de début de siècle, n'est pas le produit d'une fatalité, mais d'une ignorance partagée, n’est-elle pas la crise du capitalisme même ?

Depuis un an nous travaillons à décortiquer la question économique.  Nous nous sommes amusés à tordre la langue des VIP de l'expertise, et avons portés une oreille attentive aux voix discordantes. Nous avons tenté une écriture propre à cette histoire, l'histoire singulièrement tragicomique de l’enchaînement des faits et gestes de la finance aux commandes mondiales.



Que reste-t-il dès lors au politique ?

Que devient le corps social ?

Comment peut-on encore travailler, comment le travail nous fait-il, nous travaille t’il ?

Travaillés par l’argent, que devient notre perception du temps et de la réalité ?



Nous n’avons tenté aucune réponse, mais interrogé un système et ce que deviennent les corps quand ils sont impliqués dans la question du mercantilisme fait système ; ce peut être simple et complexe, monstrueux, voir incompréhensible mais c’est à rire et à pleurer tant la bêtise qui gouverne et s’octroie le monde est crasse.





J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi
Alan GreenspanPrésident de la FED(Banque centrale américaine)1987 – 2007




ARGENCRATIE /Début de dramaturgie



Parmi les éléments qui brouillent la compréhension du monde de la finance, il y a tout d’abord un premier paravent à désocculter : sa complexité supposée, qui empêcherait le commun des mortels d’y comprendre quoi que ce soit. Ensuite il y a le dénigrement systématique de toute pensée critique faite à une science qui se voudrait exacte ; l’économie néo libérale.

Notre réel, notre espace d’action est donc malheureusement tissé de fausses évidences. Pour le donner à voir, nous nous sommes obligés à mastiquer la langue sèche et triviale des communicants en marketing :

Tout les matins faut se lever, faut s'arracher, faut le prendre son oseille sur la journée, c'est pas aisé hein ?... Et je vous jure, c'est plein de satisfaction. Donc, je vous jure, c'est ça la vraie vie, c'est ça auquel on va se préparer, vous le savez ça, hein, c'est hyper important que vous ayez ça en tête. on est en train de préparer aussi votre confiance d'accord? La connaissance de vous-même. pour pouvoir avancer il faut avancer sur des certitudes. j'ai bien dit des certitudes. est-ce que vous avez tant de certitudes que ça sur vous?
Extrait d'une préparation au concours d'HEC


Et aux clichés nous avons ajouté encore d’autres évidences :

Caroline Young : Il faut permettre aux entreprises une plus grande flexibilité, de manière à ce qu’elles puissent créer sereinement des emplois lorsqu’elles en ont besoin.
Intervieweur : Et donc ça veut dire aussi, pouvoir licencier - plus facilement ?
Caroline Young : Absolument !
Playback de la présidente d’Expert Connect, cabinet de lobbying



Comment ne pas penser à la fameuse phrase du Guépard :  
Il faut que tout change pour que rien ne change 

 ARGENCRATIE explore une dramaturgie ouverte, où l’aléa du montage des situations croise et génère des contenus inattendus par juxtapositions brutales des citations, et ouvre de nouvelles voies de réflexion



ARGENCRATIE /La finance comme spectacle, kaléidoscope de vanités



Si j'ai de l'argent j'ai les moyens d'être moi, si je cherche les moyens d'avoir de l'argent je suis cohérent avec moi, je deviens cohérent, je deviens uni.
Si je pense à l'argent je suis moi,

je suis au plus proche de moi,

je deviens constitutif.

C’est un effondrement des bavardages inutiles.
Christophe Tarkos, L’argent






Chaque jour, le « système économie » se survit à vue, et c’est cette survie qui se donne en spectacle dans tous les médias.

La gouvernance mondiale est basée sur l’exploitation systématique de tout ce qu’il y a d’automatique en nous, l’exploitation par le travail, l’automatisme de la technique aussi bien que l’automatisme de notre cerveau reptilien. Détruisant désir et sociabilité et déliant les pulsions.



 Nous qui sommes vides sans affaires, sans rien, nous qui avons toutes les possibilités qui s’ouvrent devant nous pour avoir de l’argent, nous sommes des possesseurs de l’argent. La loi est l’unique brutalité. Christophe Tarkos



 

Il nous reste à interroger le rapport entre d'un coté le bordel financier véhiculé par les médias, et de l'autre la psychologie d’impuissance qui construit notre présent social, là où notre fétiche démocratique ne semble plus d’aucun secours et où les slogans de nos dirigeants deviennent état de fait.

Nous nageons entre deux mondes, nous savons tous que notre temps est un temps intervallaire,un chemin incertain, démocratie est aussi aujourd’hui un mot intervallaire et incertain, un mot qui ne sait pas d’où il vient et où il va, ni même à proprement parler ce qu’il signifie, un mot qui ne fait que couvrir notre désir passif de confort,la satisfaction où nous sommes de notre misère partielle.
Alain Badiou




ARGENCRATIE / Scénographie

 

Le bordel c'est le lieu où se fixe et s'évalue le prix moyen du désir
Alain Badiou




ARGENCRATIE évoque « Le balcon »  de Jean Genet qui peut être à la fois un espace commercial / espace désirant et un espace purement théâtral : le lieu où se révèle la perversion, où l’illusion de la représentation elle-même se pervertit, le lieu de la monstration du pire de nous même. Un faux cabaret tendu de velours rouge, où l’on viendrait pleurer sur le présent du monde, en découpant de vrais oignons, une place publique où se confronte fiction et réalité, un espace théâtrale inversé, où le public prend place sur le plateau, les gradins devenant alors la projection symbolique d’une société hiérarchisée.



Au centre trône la démocratie, l’idée de liberté encore à vendre, l’urne « élective » assiste et survit à l’indignation des faits, de la crise, de la montée des extrêmes et de leurs spectres sur la scène européenne. La démocratie instrumentalisée prend ici le rôle du premier des spectateurs, le miroir où tout se réfléchit, et que devient-elle alors, la démocratie, là où l’Histoire est la résultante de la collusion entre des strates d’histoires dont la logique n’est que pure cupidité ?


Je crois que l'on voit poindre la lumière au bout du tunnel. En Europe, nous nous complaisons dans le doute. C'est une attitude très négative que nous devons changer. Notre propre expérience nous a montré la difficulté d'imposer une politique courageuse de réformes face à une vague de manifestations. Mais si l'on garde le cap, les peuples s'en portent mieux au bout du compte.
Guido WESTERWELLE, Ministre allemand des affaires étrangères, 2012


La démocratie survit elle à ceux-là qui la vilipende ?





ARGENCRATIE / Le temps comme dommage collatéral





Un système qui se justifie et se renforce dans la seule nécessité d'obtenir des gains à court termes est un bon produit d'appel, le temps qu'il faut pour être critique, penser et construire n'est plus d'aucune importance : il est déjà vendu. Nous avons braqué le projecteur sur ce scénario aux visions court termistes mises bout à bout. Tout est comme si, effectivement, le temps nous avait été dérobé. Reste cette phrase de Walter Benjamin comme un recours :


Au soir du premier jour de combat, on vit en plusieurs endroits de Paris, au même moment et sans concertation, des gens tirer sur les horloges.
                  

Ecritures collectives extraites de : 
Alain Badiou
« Quelques images du temps présent », conférence à la Sorbonne, France Culture, 2013

François Ruffin
« Vive la banqueroute », écriture collective

Boris Carré et François-Xavier Drouet
«  L’initiation », verbatim extrait du film, 2008

Alain Resnais,
« Je t’aime, je t’aime », verbatim extrait du film, 1968

Ecriture collective
« Gommettes cochon » d’après un témoignage, France culture, 2013

Christophe Tarkos,
« L’argent », extraits, 1999

Pascal Quignard
« Les solidarités mystérieuses » en projection, 2011

Interview de Caroline Young, présidente d’Expert Connect
France Inter, « Là-bas si j’y suis », playback,  2013

Liliane Bettencourt et Patrice De Maistre, enregistrement
Frenchleaks, playback, 2010

Pierre Sarton du Jonchay,
« La plus grande arnaque juridico mathématique de tous les temps », Paul Jorion.com 2013

Ecriture collective
« Intérieur berline noir », 2013

Pierre Carles
« Le désarroi esthétique », verbatim, 1996

Walter Benjamin

Jean Genet
« Le balcon », 1956




ARGENCRATIE 
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